Territoire

 Les deux cartes qui figurent ci-dessous vous invitent à découvrir le HF4 dans son territoire. 

L’une pointe différents endroits accessibles au promeneur pour observer de près le HF4, l’autre vous permet de remarquer comment le HF4 se distingue dans le paysage urbain. 

 Le haut fourneau 4 au sein de l’ancien site sidérurgique « Porte Ouest » 

Observons de plus près le haut fourneau 4. Sur cette carte, sont pointés des lieux, situés à proximité et accessibles aux promeneurs, offrant de beaux points de vue. 

De ces endroits, on peut encore se rendre compte aujourd’hui que, loin d’être isolé, le haut fourneau est bien inscrit au coeur du processus sidérurgique. Il en est même un maillon essentiel, voire le plus représentatif puisque c’est là, dans les entrailles de ce mastodonte de métal, que la fonte liquide est fabriquée, là que s’effectue le processus de réduction du minerai de fer sous l’action du coke. 

 – Avant cette étape, il faut acheminer toutes les matières premières et même les affiner, notamment dans la « chaine de l’agglomération des minerais de fer » qui est encore reconnaissable par ses trois cheminées en brique (A) et dans la cokerie (B) (en cours de démolition), où le charbon est transformé en coke. 

– Après son passage dans le haut fourneau, la fonte liquide est convertie et affinée à l’aciérie (C) (en cours de démolition) pour produire des brames (produits plats) et des billettes (produits longs). 

Le haut fourneau 4, un signal dans le paysage carolo

Le HF4 est un repère, comme le sont aussi le beffroi, la basilique Saint-Christophe, la tour de police ou encore la Vigie de l’université du travail. 

Vu le rôle prépondérant qu’il a joué en Wallonie sur le plan national, et même international, le HF4 est un témoin marquant de cette histoire liée à la sidérurgie et ancrée dans le territoire. Il est le symbole du savoir-faire des ingénieurs et du labeur des ouvriers. Largement visible aux abords de Charleroi, il est en quelque sorte un « totem » comme les terrils évoquent aujourd’hui les charbonnages disparus, comme les églises matérialisent les noyaux ancestraux des différents villages. 

En tant qu’un des seuls hauts fourneaux préservés sur le sol wallon, il est la mémoire de cette ère industrielle et, au-delà du processus sidérurgique, il incarne donc toute l’évolution technologique du XXe siècle. 

Il est un marqueur de notre passé, de ce qui fonde le Pays noir, en interaction avec le paysage, notre environnement quotidien. 

Si l’on y prête attention, nombreux sont les endroits où on peut l’apercevoir, que ce soit de loin, en se promenant dans le centre-ville, ou encore depuis les quartiers à la périphérie de Charleroi. 

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